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LE MARCHE, LES CHIFFRES

Le marché, les chiffres

Mise à jour : octobre 2026

L’essentiel

– Le marché français de l’assainissement non collectif est estimé à 195 M€ HT en 2025, pour 76 500 dispositifs vendus.

– Les filières agréées représentent 64 % des ventes en 2025, contre 55 % en 2020. Leurs volumes sont supérieurs à ceux de 2020, malgré le repli de la construction neuve.

– Les filtres compacts sont la première technologie vendue depuis 2019.

– Environ 32 000 systèmes de récupération et de valorisation de l’eau de pluie ont été vendus en 2025 (estimation).

 

Le marché de l’assainissement non collectif de 2020 à 2025

L’assainissement non collectif (ANC) équipe environ 5 millions d’installations et concerne 20 % de la population française. Il traite sur la parcelle les eaux usées des logements non raccordés au réseau public de collecte.

En 2025, le marché français de l’ANC est estimé à 195 M€ HT, dans une fourchette de 180 à 210 M€ HT, pour 76 500 dispositifs vendus. Il s’agit de la première estimation en valeur publiée par l’ATEP.

Le marché de l’assainissement non collectif de 2020 à 2025

 

Les filières agréées progressent malgré le repli de la construction neuve.

Leurs ventes atteignent 49 000 unités en 2025, contre 47 500 en 2020, après un point haut à 58 800 en 2022. Dans le même temps, les filières traditionnelles passent de 39 000 à 27 500 unités. Les filières agréées représentent ainsi 64 % des dispositifs vendus en 2025, contre 55 % en 2020 et 5 % en 2010.

Année Filières traditionnelles Filières agréées Total Part des agréées
2020 39 000 47 500 86 500 55 %
2021 44 000 52 000 96 000 54 %
2022 43 500 58 800 102 300 57 %
2023 (e) 38 000 56 000 94 000 60 %
2024 (e) 31 500 51 500 83 000 62 %
2025 27 500 49 000 76 500 64 %

 

Filières traditionnelles : fosse toutes eaux suivie d’un traitement par le sol en place ou reconstitué (épandage, filtre à sable). Filières agréées : dispositifs de traitement ayant obtenu un agrément ministériel, selon la procédure instaurée par l’arrêté du 7 septembre 2009.

vente anc

Un marché qui résiste mieux que la construction de maisons individuelles.

Entre 2022 et 2025, les ventes d’ANC reculent d’un quart, quand la production de maisons individuelles baisse de plus de 40 %. La maison individuelle en diffus, principal débouché de l’ANC dans le neuf, a reculé de 27,2 % en 2024 puis de 19,7 % en 2025. La réhabilitation du parc existant amortit ce choc, et elle profite d’abord aux filières agréées, souvent plus compactes et plus simples à mettre en œuvre sur une parcelle déjà bâtie.

Les filtres compacts restent la première technologie vendue, position qu’ils occupent depuis 2019.

Filières agréées 2020 2021 2022 2023 (e) 2024 (e) 2025 Part 2025
Filtres compacts 25 000 29 000 33 500 31 300 28 100 26 200 53,5 %
Microstations à culture fixée ou fluidisée 13 500 13 500 14 500 13 800 12 700 12 100 24,7 %
Microstations à culture libre (SBR) 7 000 7 000 8 000 8 100 8 000 8 000 16,3 %
Filtres plantés de roseaux 2 000 2 500 2 800 2 800 2 700 2 700 5,5 %
Total filières agréées 47 500 52 000 58 800 56 000 51 500 49 000 100 %

dispositifs anc

 

Entre 2020 et 2025, les ventes de microstations à culture libre progressent de 14 %, celles de filtres plantés de 35 % et celles de filtres compacts de 5 %.

En 2026, l’activité s’oriente vers la stabilité : les mises en chantier de maisons individuelles se redressent légèrement au premier semestre, et les professionnels du bâtiment anticipent une activité globalement stable sur l’année, comprise entre – 0,5 % et + 0,5 % pour les artisans selon la CAPEB.

Méthodologie : les données 2010-2016 sont issues d’une enquête interne, celles de 2020-2022 d’une extrapolation à partir des données de la profession. Les valeurs 2023 et 2024, signalées (e), sont estimées par l’ATEP à partir de l’évolution de la construction de maisons individuelles (SDES, compte du logement 2025) ; elles sont arrondies à la centaine. L’estimation 2025 repose sur une méthode renouvelée : consolidation des données déclarées par les fabricants adhérents, volumes validés par les experts de l’ATEP et modélisation économique des principales familles de produits.

Financer la réhabilitation des installations existantes

La réhabilitation d’une installation d’ANC représente en moyenne près de 11 600 € de travaux. Plusieurs dispositifs peuvent l’accompagner : l’éco-prêt à taux zéro, qui finance jusqu’à 10 000 € sans condition de ressources ; la TVA à taux réduit de 10 % sur les travaux réalisés par un professionnel ; les aides des agences de l’eau, dont quatre sur six maintiennent un soutien à l’ANC sur la période 2025-2030 dans le cadre d’opérations groupées portées par les collectivités ; enfin, des aides locales de régions, de départements ou d’intercommunalités.

L’éco-PTZ « assainissement » progresse : 3 029 prêts ont été émis en 2024, soit 37 % de plus qu’en 2023, pour un montant moyen prêté de 9 472 €.

Source : note de conjoncture ATEP n° 23 (juillet 2026), d’après SGFGAS, bilan de production des éco-PTZ 2024, et les 12es programmes d’intervention des agences de l’eau.

Récupération et valorisation de l’eau de pluie

Le marché est estimé à environ 32 000 systèmes en 2025, contre 30 000 en 2020. Il se maintient malgré le recul de la construction neuve, porté par l’équipement des logements existants, dans un contexte de sécheresses répétées. Le cadre réglementaire a été rénové par l’arrêté du 12 juillet 2024, qui encadre les usages domestiques des eaux impropres à la consommation humaine, dont l’eau de pluie.

Les dépenses d’eau des ménages augmentent pour la troisième année consécutive : 13,4 Md€ en 2025, soit + 7,3 %, principalement sous l’effet des volumes consommés (+ 4,8 %). Un propriétaire occupant consacre en moyenne 500 € par an à l’eau de son logement.

Les artisans qualifiés pour la gestion de l’eau de pluie à la parcelle sont identifiés par le label Qualipluie®, porté par la CAPEB et la CNATP avec l’ATEP.

Méthodologie : estimation ATEP 2025 (fourchette de 28 000 à 38 000 unités), établie à partir du marché 2020 en distinguant le neuf, indexé sur la production de maisons individuelles (SDES), et l’équipement de l’existant, prolongé selon sa tendance historique.

Eaux pluviales et eaux non conventionnelles : des marchés en structuration

La gestion durable des eaux pluviales à la parcelle (infiltration, rétention, désimperméabilisation) et la valorisation des eaux non conventionnelles, en particulier des eaux grises, ne font pas encore l’objet d’une estimation consolidée. Leur cadre évolue rapidement : l’arrêté du 12 juillet 2024 a ouvert les eaux grises aux usages domestiques, et l’arrêté du 29 juillet 2026 permet d’expérimenter de nouveaux usages dans les bâtiments.

Logement en 2025 : légère reprise des mises en chantier, rebond du marché de l’ancien

Au 1er juillet 2025, la France compte 38,5 millions de logements ordinaires, soit 237 000 de plus qu’un an auparavant. 54,4 % d’entre eux sont des logements individuels.

Les mises en chantier atteignent 269 700 unités, en hausse de 3,2 % après deux années de forte baisse (– 13,0 % en 2024, – 23,0 % en 2023). Cette reprise ne se traduit pas encore dans la production effective. Mesurée en équivalent logement, celle-ci recule à 263 700 logements. Le repli est plus marqué pour la maison individuelle en diffus (64 200 logements, – 19,7 %) que pour l’individuel groupé (31 100, – 8,0 %) et le collectif (168 400, – 12,2 %).

Le marché de l’ancien rebondit nettement : 952 000 transactions ont été réalisées en 2025, en hausse de 12,7 %, à la faveur de la baisse des taux d’intérêt. La vente d’un logement en assainissement non collectif s’accompagne d’un rapport de contrôle du SPANC datant de moins de trois ans ; en cas de non-conformité, l’acquéreur dispose d’un an pour réaliser les travaux.

Les gros travaux d’entretien-amélioration représentent 67,4 Md€, un montant stable (+ 0,2 %). 59,6 Md€ sont portés par les ménages.

Les premiers mois de 2026 confirment la reprise : au premier semestre, le nombre mensuel moyen de logements mis en chantier dépasse de 21,8 % celui de 2025, et celui des autorisations de 4,3 %. Les mises en chantier de maisons individuelles restent toutefois inférieures de 22 % à leur moyenne des cinq années précédentes (cumul sur douze mois à fin juin 2026). Les coûts de production dans la construction augmentent de 2,1 % sur un an au premier trimestre 2026.

logements

Sources : ATEP, estimations 2020-2025 ; SDES, Rapport du compte du logement 2025, Les dossiers du CGDD n° 1, septembre 2026 ; SDES et Insee, d’après les notes de conjoncture ATEP n° 21 à 23.

Pour suivre la conjoncture trimestre par trimestre : les notes de conjoncture de l’ATEP

Pour citer ces chiffres : ATEP, « Le marché, les chiffres », octobre 2026.

 

L'assainissement non collectif en France - infographie.

 

 

 

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